Souvenez vous. Elle s'appelle Yamina Bachir Chouikh. Cette élégante brune nous avait bouleversé avec Rachida, film qui relatait le récit tragique d'une vie sous l'ère du
terrorisme des années 90. Son héroine, une jeune et jolie institutrice algéroise, était devenue le symbole de la souffrance du peuple algérien. Cette oeuvre avait agit comme un
veritable catharsis, un moyen de redonner un nom, un visage, une âme à toutes les victimes, qui n'étaient devenues que des statistiques dans le bilan des atrocités. Rachida est donc un
magnifique hommage que sa réalisatrice avait voulu rendre à tous ses anonymes, hommes, femmes, enfants, qui avaient voulu continuer à rire, à faire la fête, à rêver, à s'indigner, à aller à
l'école, à aimer et ce même avec le spectre de la mort.
Ce premier long -métrage de la femme de Mohamed Chouikh a été salué par l'ensemble des critiques. Et bien evidemment, après un tel succès, les journalistes n'ont pas occulté l'inévitable " Et
pour le futur ?". Sa réponse fût tout aussi claire. " J’espère pouvoir faire des films plus légers. La réalité actuelle me pousse, malgré tout, à réaliser des œuvres de dénonciation sociale.
En Algérie le vrai obstacle est de nature économique. Dans mon pays il n’existe pas la censure, donc les difficultés sont concentrées dans la recherche de financements." Après cinq longues années
pour monter financièrement Rachida, elle attendait toujours l'aide à la production qui lui était promise. Comment peut-on alors parler dans de telles conditions de cinéma algérien ?
Six ans après, compte tenu des conditions de réalisations - inadmissibles- que nous avait décrite Yamina Bachir Chouikh, on comprendrait mieux ce silence radio autour de l'actualité de la
talentueuse réalisatrice. Le gouvernement se désengage completement de la vie culturelle du pays, et condamne ses plus talentueux acteurs à l'errance, à l'inactivité.
C'est vraiment le cas de le dire, " l'Etat est en vacances".
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Initials DZ : le blog de la musique algerienne independante
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Si après deux mois de folie passeés au bled, la bande son de tes vacances se limite à" Omri je la kiffe", sans vouloir te vexer... t'as besoin d'un ptit coup de main. Enfin, chez Initials -DZ, on a rien contre ce morceau ( qui n'a pas, sur la route Bejaia - Tichy, fait hurler dans sa stéréo l'integrale de Rai n' b Fever, hein ? Bah pas moi en tout cas :p )